VAP : Voitures A Plusieurs
L’autostop de proximité
Ensemble dans les VAP VAP vu par le piéton VAP vu par l’Automobiliste Les panneaux VAP pour désigner des zones d’embarquement Les hébergeurs

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Conférence de presse pour annoncer les VAP-ADO

dimanche 19 septembre 2010

Voir en ligne : http://www.dgde.cfwb.be/index.php?i...

Communiqué de presse du 16 septembre 2010

NOUVEAU : VAP-ADO ! Après les parents « Vappeurs », place aux VAP-ADO "

Le covoiturage VAP (Voitures A Plusieurs), c’est de l’autostop de proximité entre habitants d’un même quartier, projet qui se développe depuis 2009 dans 21 communes sur 27 en Brabant wallon. (voir www.vap-vap.be).

Jusqu’à présent, les VAP étaient réservées aux adultes. Mais l’ASBL VAP lance le défi d’élargir les VAP aux 16-18 ans ! Désormais, les adolescents pourront eux aussi lever le pouce avec leur carte VAP pour aller à l’école, chez un copain, ou rejoindre la gare pour y prendre son train.

Une telle initiative n’a pas vu le jour sans amorce. Dès l’installation des VAP en Brabant wallon, une demande insistante s’est élevée de la part des nouveaux « vappeurs » pour que leurs enfants puissent bénéficier eux aussi de ce système d’autostop « encadré ».

Après de longues hésitations, et moyennant de nouvelles précautions de sécurité, VAP-ADO démarre donc dès ce mois de septembre 2010.

Une attention particulière à la sécurité !

Il faut rappeler que l’autostop ne fait l’objet d’aucune restriction légale en Belgique, hormis sur l’autoroute. L’autostop a donc toujours été accessible à tout âge.

Mais VAP-ADO crée un cadre et met en place des balises afin d’augmenter la sécurité. L’inscription à VAP-ADO nécessite une autorisation parentale. L’ASBL VAP met un système en place mais elle tient à ce que les parents s’impliquent en évaluant si leur enfant a bien la maturité nécessaire pour pratiquer l’autostop proposé par les VAP.

En s’inscrivant, les adolescents s’engagent à respecter une charte détaillée qui reprend explicitement d’importantes recommandations de sécurité (ne pas faire d’autostop dans des lieux inconnus ni pendant la nuit, préférer l’autostop à deux,…).
Enfin, VAP-ADO fonctionne avec un N° d’appel spécifique pour les jeunes qui font du stop : lorsqu’une voiture s’arrête, l’adolescent envoie un SMS au 3455 avec le code « VAP » et le numéro de la plaque avant d’embarquer. Le SMS est enregistré dans une base de données actualisée quotidiennement. Par ce procédé, VAP-ADO sait dans quelle voiture l’ado est monté !

Le Délégué Général aux Droits de l’Enfant soutient le VAP-ADO !

Avant de lancer officiellement le projet, l’ASBL VAP a voulu s’entourer de conseillers et a contacté en priorité le Délégué général aux Droits de l’Enfant, Bernard DEVOS qui a marqué son soutien au projet, en l’inscrivant dans une réflexion plus large sur la solidarité, en même temps que sur la mobilité chez les jeunes.

Dans son rapport intitulé « Dans le vif du sujet : Conséquences et incidences de la pauvreté sur les enfants, les jeunes et leurs familles en Communauté française de Belgique » publié en novembre 2009 (disponible sur le site du DGDE), le Délégué général aux droits de l’enfant montrait, s’il le fallait encore, qu’un nombre croissant de personnes en Wallonie et à Bruxelles n’ont pas accès à une mobilité émancipatrice ou qui leur donnerait simplement accès à un lieu de travail ou culturel. Les familles vivant en situation de précarité sociale et financière sont évidemment les premières victimes de cet état de fait mais s’y ajoutent les « working poors » (des hommes et des femmes qui travaillent parfois à temps plein mais dont les revenus ne leur permettent pas de boucler leurs fins de mois) et toutes les catégories de personnes touchées par certaines politiques qui tendraient à limiter l’offre de transports en communs dans les régions rurales ou reculées. Les jeunes de ces familles ont eux aussi le droit à la mobilité et l’initiative VAP ADO est une réponse encadrée, susceptible de recréer du lien intergénérationnel et de la solidarité, à laquelle le Délégué général aux droits de l’enfant ne pouvait manquer de s’associer.

L’initiative VAP-ADO sera bien sûr suivie de près et fera l’objet d’une évaluation régulière à répercuter auprès des pouvoirs publics et des responsables Mobilité. Et si l’expérience est concluante, peut-être sera-t-elle ensuite exportée à d’autres provinces ?

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