Le Soir 17 septembre 2010 Retour

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lundi 11 octobre 2010

Place aussi aux ADOS dans les autos des Vappeurs

CHALKLIN,MICHAEL

Vendredi 17 septembre 2010
Voitures à plusieurs L’auto-stop de proximité est élargi aux jeunes de 16 à 18 ans

Les voitures à partager (VAP) ouvrent leurs portes aux adolescents de 16 à 18 ans. L’ASBL du même nom a présenté son initiative, jeudi, à Court-Saint-Etienne, l’une des 21 des 27 communes du Brabant wallon qui ont signé la convention en faveur de cet « auto-stop de proximité ».

L’ASBL est née il y a cinq ans à Watermael-Boitsfort. Le réseau s’est étendu à Auderghem et, en 2009, au Brabant wallon. « Les VAP ont démarré sur un constat, explique Claire Laloux, la coordonnatrice de l’association. Il y a des voitures partout et tout le temps mais le plus souvent, il n’y a qu’une seule personne à bord. Les transports publics ne répondent pas à tous les besoins. Bref, les personnes sans voiture “rament” souvent. »

Il s’agit d’une remise au goût du jour de l’auto-stop. Il faut s’inscrire (1). L’automobiliste met l’autocollant de reconnaissance sur son pare-brise. L’auto-stoppeur, lui, montre sa carte et sa direction. On peut imprimer celle-ci à partir du site de l’association. Pour les plus frileux, il y a des points d’arrêt avec un panneau de covoiturage et un explicatif. Sécurité, flexibilité, rapidité et gratuité, hormis l’inscription qui coûte 5 euros. Les zones doivent se situer sur des axes assez fréquentés et elles doivent correspondre, si possible, à des lieux de services (boulangerie, etc.).

L’ASBL a longtemps hésité avant d’ouvrir les VAP aux ados à partir de 16 ans. Il faut une autorisation parentale. Ces parents sont invités à juger de la maturité de leur(s) enfant(s). Il leur est aussi recommandé de préciser les trajets qui se prêtent à l’auto-stop. Parmi les précautions reprises dans la charte, l’ado doit envoyer un SMS au 3455, à ses parents ou à un ami en précisant le numéro de plaque du véhicule dans lequel il monte.

« Pas un monde de Bisounours »

Les VAP sont aussi une réponse aux soucis de mobilité rencontrés par les personnes précarisées, en particulier en milieu rural, a souligné Bernard De Vos, le délégué général aux droits de l’enfant, présent jeudi. « Je suis époustouflé. On ne vit pas dans un monde de Bisounours. Les jeunes peuvent eux-mêmes organiser leurs déplacements, dans un cadre sécurisant pour les parents. Je recommanderai le système dans mon prochain rapport annuel qui sera remis au Parlement. »

(1) ASBL VAP : 02-675.05.88 (e-mail : info@vap-vap.be ; site internet : www.vap-vap.be).

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